Définitions

"aller vers " les jeunes et leurs familles

 

DÉFINITIONS

 

La précarités économique :

Celle-ci se traduit par un taux de pauvreté (moins de 1050 euros mensuels) plus élevé dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville, (58,1% et 66 ,5% pour le seul quartier Pissevin/Valdegour, identifié parmi les 10 quartiers prioritaires les plus pauvres de France), comparativement aux autres quartiers nîmois.

Cette précarité économique est liée au taux de chômage qui est lui aussi en hausse notamment pour les jeunes 18/25 ans qui avoisine voire atteint les 40% dans certains quartiers (42 % Pissevin/Valdegour, 39% Mas de Mingue, 36% Chemin Bas d’Avignon source Pôle Emploi au 31/12/2016).

Un taux de chômage qui est à mettre en corrélation avec le niveau d’études qui révèle toujours pour le territoire Pissevin/Valdegour, un taux de jeunes âgés de 15/24 ans sans-diplôme de plus de 80% (81,4%).

Une précarité qui concerne aussi bien les jeunes et les familles.

 

L’accès ou non accès aux dispositifs de droit commun :

L’accès aux dispositifs de droit commun est une problématique prégnante particulièrement pour les jeunes 16/25 ans qu’il s’agisse de l’accès :

  • aux soins des jeunes et des familles (santé mentale notamment),
  • à l’emploi, à la formation,
  • aux droits, à la justice,
  • au logement.

L’insertion sociale et professionnelle des 18/25 ans s’avère problématique pour nombre d’entre eux. S’ajoutent à cela les problématiques de mobilité (transports en commun pas toujours bien desservis surtout en soirée ce qui pose le problème de l’accès aux loisirs culturels ou sportifs), ou absence de permis de conduire pour les plus jeunes (18/25 ans) constituant un frein pour l’accès à l’emploi.

L’errance sociale des 16/18 ans et la continuité des parcours après l’âge de la fin de l’obligation scolaire, sont également repérées comme une difficulté majeure pour certains de ces jeunes.

La question du devenir des jeunes majeurs (18/21 ans) et de la continuité des parcours,  notamment avec les « sorties sèches » de l’Aide Sociale à l’Enfance est très prégnante et interpelle aujourd’hui fortement.

Présence sociale et travail de rue : 

L’origine de toute intervention sur un territoire se caractérise par un temps de présence sociale. La présence sociale est « le temps d’immersion » (présence régulière et continue), des éducateurs et éducatrices dans l’environnement des jeunes et des familles (espaces publics, d’accueil, privés).

Les formes de mise en œuvre sont :

  • Le travail de rue sur les lieux d’intervention ciblés par l’équipe : cafés, halls d’immeubles, city-stade, sortie des collèges, marché hebdomadaire et plus généralement, les divers lieux de regroupement des jeunes
  • Souvent mal compris, le travail de rue est la modalité d’intervention privilégiée de l’éducateur de prévention spécialisée. Il repose sur une présence fréquente et régulière au plus près des habitants du territoire

 

 

 

 

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